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6 choses que vous allez détester à Bali.

par Béarnais Voyageur
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Autant l’avouer tout de suite, le titre est un brin provocateur. Derrière les 6 choses que vous allez détester à Bali se cache plutôt ce qui pourrait gâcher cette carte postale idyllique de Bali que l’on voit partout. Articles de blog, photos ou vidéos, on vous montre 99% du temps ce qui fait rêver à Bali et on occulte souvent les facettes moins reluisantes de l’île des dieux.

Vous découvrirez donc au travers de cet article les 6 aspects de Bali les plus détestables qui pourraient bien vous déranger, voir carrément gâcher votre voyage à Bali ! N’oubliez pas, un voyageur averti en vaut 2 !

1. Pollution & gestion des déchets.

C’est une des premières choses que l’on peut remarquer en arrivant à Bali et qui malheureusement se confirmera tout au long de votre séjour : la pollution est omniprésente !

Qu’elle soit sonore, olfactive ou visuelle, l’île des dieux est polluée et bien que les autorités travaillent et progressent, les conséquences sanitaires pèsent sur la santé des balinais et sur l’attractivité touristique de l’île.

Problème de gestion des déchets à Bali.
Profusion de déchets dans un quartier reculé de Sanur (Bali)

D’abord en sortant de l’aéroport, vous découvrirez rapidement aux heures de pointes un cliché des pays asiatiques : les flots incessants de 2 roues dans la ceinture de Denpasar (ainsi que le bruit et l’odeur qui les accompagnent). Vous pourrez retrouver cette pollution urbaine notamment dans le sud de Bali, à Kuta, la région la plus occidentalisée et sur construite de l’île : aucun charme, des boutiques partout, de la circulation tout le temps, des bars, la fête, l’alcool, etc… un coin que nous avons pris soin d’éviter à tout prix !

Malheureusement, les problèmes de pollution et de gestion des déchets ne sont pas cantonnés à ces zones ultra-touristiques. Le lendemain de notre arrivée à Bali, premier réveil sur l’île des dieux à Ubud, capitale culturelle et passage obligé pour un séjour à Bali… Nous quittons notre hébergement situé à une vingtaine de minutes de marche du cœur d’Ubud et découvrons en chemin des détritus partout aux abords de la ville

Durant notre voyage, notre guide balinais nous expliquera que la gestion des déchets est quasi-inexistante sur l’île et que la majeure partie de la population n’a pas d’autre choix que de jeter ses déchets ou de les brûler car le ramassage et le traitement des déchets tels que le connaissons n’est ni systématique, ni répandu dans toute l’île.

Cela nous a beaucoup surpris pendant tout notre séjour. L’environnement, la faune et la flore de l’île sont exceptionnels, mais la prise de conscience des enjeux sanitaires & environnementaux commencent tout juste.

Pendant ce temps-là, les pays occidentaux font affluer leurs propres containers de déchets vers des pays comme l’Indonésie contre quelques billets, alors qu’ils sont incapables de traiter leurs propres déchets…

Vous retrouverez cette pollution également le long des plages, suivant les marées ou après de fortes pluies. Par chance, nous n’avons pas observé ce phénomène mais les marées ont tendance à rabattre en bord de plage les déchets accumulés dans la mer de Bali (ou ailleurs sur les plages indonésiennes).

Ces problématiques sont également amplifiées par le comportement humain, des habitants comme des touristes, qui manquent parfois cruellement de respect. Alors s’il vous plaît, soyez respectueux. En tant que touriste, vous pouvez influencer et accélérer la prise de conscience en montrant l’exemple et en montrant quelle forme de tourisme vous souhaitez encourager.

2. Bali : la pauvreté & les inégalités.

La pollution et la gestion des déchets sont d’autant plus important que la pauvreté touche toujours une grande partie de la population.

Derrière les grands hôtels luxuriants ou les demeures de charme, Bali a un autre visage, celui de balinais qui peinent à gagner leur vie décemment, qui n’ont pas les moyens de se soigner ou d’inscrire leurs enfants à l’école.

La riziculture à Bali
Une famille balinaise qui récolte le riz…

Nous avons eu 2 témoignages de cette pauvreté à peine cachée. Celle d’une fillette à Sanur, nous passant devant pour rentrer dans une maison faites de vielles tôles entremêlées que nous avons raconté dans une série d’anecdotes pour découvrir Bali autrement.

Et une fois de plus grâce à notre guide balinais avec lequel nous avons passé suffisamment de temps pour échanger sur nos vies et sur notre quotidien. Il nous a décrit la vie en communauté dans la maison familiale avec son père, dont il doit prendre soin et les difficultés qu’il rencontre pour inscrire ces 3 filles à l’école, payante, afin qu’elles puissent recevoir une instruction correcte.

Les systèmes éducatif et sanitaire n’aident pas les familles balinaises, qui doivent se débrouiller par leurs propres moyens. Un phénomène qui creuse les inégalités.
Pas d’aide non plus en l’absence de travail (pas d’allocation chômage) et des missions qui prennent parfois plus la forme d’une entente orale que d’un véritable contrat de travail…

Bien sûr, cela ne concerne pas tout le monde, mais une partie non marginale de la population balinaise.

3. Maltraitance animale : entre quotidien, tourisme, traditions & religion…

Attention : sujet sensible ! Si vous êtes fervent défenseur du bien-être animal comme nous, il faudra parfois avoir le cœur accroché pendant votre séjour à Bali.

Empreintes de la religion, traditions ancestrales, pauvreté, culture différente, nous avons à de nombreuses reprises serré les dents sur différentes formes de maltraitances animales que nous avons pu entrevoir.

Combat de coqs à Bali
  • Animaux errants : le gardien de la maison

Impossible de passer à côté tant ils sont nombreux. Vous verrez des milliers de chiens le long des routes (sans bas-côté). Les véhicules les frôlent au point de vous en donner des sueurs froides. Ces chiens sont souvent mal entretenus, couverts de puces ou de maladies. Ils font partie du quotidien des familles balinaises, qui s’en servent de gardien pour surveiller leur maison. Malheureusement, le chien n’est pas réellement respecté.

En France, nous considérons le chien comme un animal domestique (ce qui en soit est source de débat tant ce terme a une connotation négative), mais il serait bien mieux traité à Bali en étant considéré ainsi. Le chien n’a pas sa place dans la famille à Bali. Il n’entre jamais dans la maison et vit dehors, aux abords de celle-ci. On pourrait presque le comparer à l’alarme d’une habitation. Ils sont rarement soignés, par manque de considération et de moyens financiers.
Aucune politique de régulation n’est mise en place par le gouvernement… ce qui donne parfois lieu à des épurations bien plus brutales…

  • Exploitation touristique : l’exotisme pour divertir!

Une forme de maltraitance animale visible, facile à combattre. Il suffit de ne pas consommer ce type d’activité. Vous trouverez près de certains sites touristiques, temples ou encore miradors, des animaux exotiques exhibées :

On vous proposera de porter un serpent, un iguane, de poser à côté d’une chauve-souris géante pour quelques milliers de roupies… ces animaux sont maintenus en captivité, vivent en cage la plupart du temps quand ils ne sont pas touchés, portés, secoués par les touristes.

Parfois, cette activité est maquillée pour tenter de la rendre acceptable, voire attractive, mais n’en reste pas moins une pratique allant à l’encontre du bien-être de l’animal. On pense notamment à certains zoos ou parcs animaliers de Bali, qui proposent des balades à dos d’éléphant… nous avons également vu au pied du temple de Tanah Lot, une grotte que l’on peut visiter à marrée basse, renfermant des serpents de mer, représentant les gardiens du temple, que vous pouvez approcher après avoir payé un ticket d’entrée.

  • Sacrifices d’animaux : quand la religion tue…

Lors de la visite du centre de protection et de soin des tortues de Sanur , la bénévole qui nous a accueilli nous a expliqué qu’il existait encore aujourd’hui un rituel de sacrifice des tortues, données en offrandes aux dieux.

Un rite religieux qui perdure toujours de nos jours, alors que les sanctuaires de sauvegarde et de protection des tortues se multiplient partout sur l’île.

Notre guide balinais nous a également conté la ferveur et la popularité qui règnent autour des combats de coqs, qui, bien qu’illégaux, demeurent une pratique très répandue à Bali. Il s’agit d’un duel à mort opposant 2 coqs, auxquels on fixe des lames de rasoirs au niveau des ergots (juste au-dessus des pattes), afin de pouvoir blesser mortellement son adversaire lors des attaques que les coqs se délivreront.

Seule la gente masculine assiste à ces combats, qui représentent dans l’esprit balinais une forme d’exutoire. Une sorte d’exorcisme de la force négative intérieure des hommes.

Chaque combat donne lieu à de nombreux paris. On mise sur le gagnant, on empoche de l’argent, on en perd… et on recommence. Il y règne une ambiance intense, bruyante, transpirante. Il s’agirait même d’une addiction pour certains balinais, qui y misent parfois tout leur maigre salaire.

Cela nous a permis également de comprendre la présence des nombreuses cages en osier partout à Bali aux abords des habitations. Nous qui pensions que c’était lié à la consommation de volaille… Les coqs de combats sont maintenus isolés, enfermés et souvent excités afin d’augmenter leur agressivité au combat.
Et comme dans une corrida, il arrive, très exceptionnellement, qu’un coq soit gracié, s’il survit après de nombreux combats…

  • Braconnage & pratique ancestrales

Ces pratiques font aujourd’hui l’objet de contrôle et de répression mais leurs stigmates sont toujours présents. La pêche à l’explosif (pêche à la dynamite) était encore courante il y a quelques dizaines d’années à Bali et en Indonésie.

Une méthode efficace autant que destructrice pour les fonds marins exceptionnels de l’île. Les conséquences sont visibles en plongeant simplement la tête sous l’eau et en observant les récifs coralliens, complètement morts à certains endroits de l’île. De nombreux organismes œuvrent désormais à la réparation et à la reconstruction des coraux, via des techniques de récifs artificiels immergés qui favorisent la réapparition du corail sur le long terme.

Lors de notre séjour en Indonésie, nous avons également pu croiser le chemin d’un ancien pêcheur. Il nous a expliqué que le braconnage existait, notamment pour les ailerons de requin, auxquels d’autres pays d’Asie attribuent des vertus thérapeutiques, parfois même aphrodisiaques.

4. Le touriste : entre vache à lait et arnaques en tous genres !

Comme toute destination touristique, Bali fait l’objet de pratiques malhonnêtes visant les touristes. Celles-ci sont d’autant plus faciles que la plupart des voyageurs proviennent de pays où le pouvoir d’achat est incomparable avec celui des Balinais.

De la « préférence nationale » via une tarification spéciale touriste à l’arnaque pure et simple, il vaut mieux prendre ses précautions que de subir les abus suivants. Mieux vaut donc prévenir que guérir en préparant au mieux son voyage et en ayant connaissance de ces pratiques!

Le touriste est parfois une vache à lait à Bali !
  • Le « prix touriste », une pratique courante !

Si cette pratique n’était pas entourée des nombreux abus décrits dans la suite de l’article, elle serait respectable et tout à fait compréhensible. A Bali, vous trouverez souvent une double tarification : le prix payé par un Balinais et le prix payé par un touriste (étranger). Le plus souvent, cela concernera les sites touristiques (temples, lieux à visiter).

A vrai dire, cela n’a rien de choquant. Que ce soit en France, en Europe ou ailleurs, les politiques culturelles varient et certaines favorisent les locaux. Pourquoi pas à Bali ?

Ce qui peut choquer, c’est l’écart. De quelques milliers de roupies pour un balinais à quelques centaines de milliers pour un touriste et pour la même activité, le gouffre est immense. Alors certes, ce n’est pas partout, ce n’est pas tout le temps et nous disposons d’un pouvoir d’achat immense comparé aux balinais, mais additionné matin, midi et soir durant un séjour de plusieurs semaines, cela devient lourd.

Il sera compliqué de continuer à penser que c’est uniquement une préférence nationale et non pas une surexploitation de la manne financière que le touriste représente.

Il est assez courant de laisser un pourboire à son guide, au restaurant, pour remercier et soutenir financièrement les balinais. Mais cette pratique ainsi que les autres abus pourraient bien refroidir vos bonnes intentions.

  • Arnaques à la monnaie !

Peut-être l’une des plus connues et la plus facile à éviter. Tant que vous n’êtes pas à l’aise avec la conversion euro > roupie, je vous conseille de vous munir d’un convertisseur de poche comme l’application Xe Currency, qui fait partie de ma sélection des 15 applications indispensables pour un voyage à Bali.

Cela vous permettra notamment de toujours connaître et contrôler la monnaie rendue. Pendant notre voyage, nous avons du plusieurs fois solliciter le vendeur / restaurateur qui ne nous avait pas rendu la bonne somme. Il manque à chaque fois 2000 ou 3000 roupies, ce qui est en soit négligeable, mais ce n’est pas une raison pour se payer la tête du touriste. D’autant que cela peut arriver plusieurs fois et sous plusieurs formes dans la même journée, ce qui est à la longue assez désagréable (cette sensation d’être une vache à lait, bête qui plus est…).

Plus grave, nous avions été alertés d’arnaques fréquentes dans certains bureaux de change indépendants (vous savez, ceux qui affichent des taux bien plus attractifs que la moyenne). L’entourloupe peut prendre plusieurs formes mais à la fin, vous récupérez beaucoup moins que ce que vous devriez recevoir : technique de déconcentration, détournement d’une partie de la somme… Si vous avez besoin de faire du change, privilégiez des bureaux que l’on vous aura conseillé, préparez en amont votre conversion pour connaître la somme que vous devez obtenir, comptez et recomptez plusieurs fois si vous jugez cela nécessaire, demandez à rester au calme si vous sentez une volonté de faire du bruit ou de vous déconcentrer pendant que vous contrôlez et surtout, soyez et restez le dernier à toucher vos billets !

Vous ne devez sous aucun prétexte laisser le bureau de change retoucher vos billets une fois que vous les avez comptés (au risque de voir certains billets se volatiliser).

Tout doit se passer pendant la transaction (ne vous dites surtout pas que vous faites confiance et que vous compterez plus tard, une fois sortis du bureau de change). Cela compliquerait grandement vos recours en cas de contestation.

De notre côté, nous avons opté pour des moyens de paiement nous évitant toute nécessité de faire du change : paiement des acomptes à l’avance, paiement sur place avec CB internationale sans frais, retrait de devises en distributeur « ATM » sans frais.

  • La vente forcée à tout va, appelée syndrome du « moustique du pied ! »

Lorsque notre guide balinais francophone nous a lâché l’expression « attention iciiii, c’est les moustiques du pied ! », « Ça pique beaucoup, çà pique souvent », on n’a pas compris de suite et cela nous faisait sourire.

C’est son expression pour désigner l’insistance dont peuvent parfois faire preuve certains vendeurs, à tous âges et peu importe le produit ou le service proposés !

Cela reste beaucoup moins intense que dans les souks de certains pays du Magreb, mais quand même. Sur l’île des dieux, entouré de paysages magnifiques, bercé par la douce odeur d’encens et de fleur de frangipanier, vous vous détendez quand tout à coup, il est là, le moustique du pied qui vient vous piquer sans s’arrêter !

Plus vous irez dans un lieu touristique, plus vous en rencontrerez :

  • Sur certaines plages, vous souhaitez juste fermer l’œil quelques minutes pour vous reposer… mais toutes les 30 secondes, on vient vous proposer un super massage ! Ou des jeunes filles, qui portent sur leur tête un panier en osier disproportionné, viennent vous vendre un bijou fantaisie avec insistance… Le plus simple est de décliner avec le sourire, d’un geste de la main, sans vous intéresser à ce que la personne vous propose.
  • Cela commence également dès votre arrivée à l’aéroport, avec une nuée de chauffeurs et taxis, tous plus officiels et moins chers les uns que les autres, faisant parfois passer le prix d’un trajet du simple au quadruple !
  • Cela continue également dans de nombreux magasins et commerces, faussement artisanaux. On vous y proposera des sarongs, batiks, sculptures et autres objets prisés et recherchés par les touristes qui n’en sont pas et à un prix exorbitant !
  • Des rabatteurs, insistant lourdement pour vous proposer des activités, des guides officiels, des visites, des supers bons plans à éviter absolument au risque de payer bien trop cher pour un copinage malhonnête avec un établissement qui n’en vaut probablement pas la peine !

Renseignez-vous, demandez conseil, réservez votre guide à l’avance, contactez votre hôtel pour qu’il organise votre venue… il existe beaucoup de solutions qui permettent de ne pas tomber dans ces situations désagréables!

5. Bakchich & mafia touristique !

Et oui, ce n’est pas encore fini ! Et pour cause ! C’est peut-être la forme la plus détestable et injuste des pratiques que je vous souhaite d’éviter à tout prix à Bali !

  • Le bakchich, pour acheter sa tranquillité…

La corruption est très présente en Indonésie et à Bali, bien qu’elle soit combattue et moins importante aujourd’hui qu’hier.

Lors d’un conflit entre un balinais et un touriste, il n’y a pas de présomption d’innocence. Le touriste est le coupable désigné d’office. Il vaut donc mieux éviter cette situation.

Je pense notamment à des comportements bénins qui vont du non-port du casque à des situations plus graves telles que les accidents de la circulation, la détention de drogue… Il vaut mieux être irréprochable pour éviter des ennuis car les autorités risqueraient fort de vous presser le citron en vous menaçant de prison et d’amandes exorbitantes.

Le backchich serait alors une solution de sortie mais peut également être très risquée.

  • La mafia touristique !

Plus gênant encore, il existe dans certaines zones de Bali des sortes de milices mafieuses qui sont là uniquement pour taxer le touriste et rien d’autre !

Un parking gratuit devient soudainement payant pour vous, ou plus cher… vous devez payer un droit d’accès pour circuler dans un quartier ou encore pour emprunter une route. Un guide peu avenant est soit disant obligatoire (et payant) pour visiter un temple. Un garde contrôle les passages sur une route de campagne….

Nous avons été spectateurs d’une partie de ces scènes car nous avions bien préparé notre voyage et n’avons donc pas été étonné de ces pratiques surprenantes. Mais les mésaventures des touristes sont réelles et nombreuses. Voici quelques expériences vécues :

  • Sanur (côte est), en train de déambuler à pied dans une rue perpendiculaire au front de mer. Une zone avec plein de scooters garés. Chaque minute, on voit des balinais arriver et repartir librement en scooter…. D’un seul coup, un homme se dresse en criant au milieu de la route, barrant le chemin à un scooter arrivant tranquillement. Derrière le guidon, un jeune couple étranger. Ils ont du payer pour continuer à emprunter la rue. Il ne s’agissait pas d’un parking, simplement d’un droit de passage… Attitude agressive et menaçante.
  • Sanur toujours, dans le quartier du centre de conservation et de protection des tortues, le chauffeur Grab qui nous avait déposé à la hâte avait « forcé » l’appel d’un individu à l’entrée de ce quartier tranquille et isolé. D’ailleurs, lorsque nous avons voulu rappeler un chauffeur pour le trajet retour, nous avons d’abord du nous éloigner à pied du quartier et sommes passés devant cet individu, qui n’hésitait à cracher et jeter des cailloux sur les scooters et voitures qui ne s’arrêtaient pas pour s’affranchir d’une taxe indue…
  • Nord d’Ubud, dans la campagne balinaise au milieu de nulle part, notre chauffeur et notre guide se questionnent sur le chemin à emprunter. Nous arrivons à une intersection où se trouve une sorte de guérite de fortune avec plusieurs hommes en uniforme. Nous pensons à l’armée qui contrôle quelque chose…. On nous refuse le passage. Nous sommes alors contraints de faire un détour important… Notre guide nous expliquera qu’on voulait les forcer à payer un droit de passage exorbitant car ils transportaient des touristes (nous). Mais la somme était tellement ubuesque qu’ils ont préféré faire un détour.
  • Gilimanuk (Nord-ouest de Bali), pendant la nuit, nous attendons de passer le péage nous permettant de monter sur le ferry pour Java (afin de réaliser l’ascension du volcan Kawah Ijen). A plusieurs reprises, nous passons des contrôles. A chaque fois, les individus sont froids, secs. Nous ne sommes pas regardés d’un bon œil. Notre guide balinais francophone sort à plusieurs reprises du véhicule et s’agace, il revient, ressort, son portefeuille s’ouvre, des billets sont échangés… mais aucun ticket ni reçu en retour. Même notre chauffeur, habituellement silencieux, rumine… s’agace… un autre exemple de racket…
  • Un couple d’amis nous a également raconté la mésaventure qu’ils ont eu en achetant des billets pour un speed boat afin de rejoindre une île voisine… le bateau, individuel, est subitement tombé en panne en cours de traversée. Résultat, ils ont été contraint et forcé de subir un chantage pour prendre un autre bateau en repayant une deuxième fois leur billet, sans avoir remboursement des premiers billets achetés.

6. La négociation à tout va!

Finissons cette liste des 6 choses détestables à Bali par un peu plus de légèreté!

La négociation est omniprésente dans les échanges à Bali. Le mieux est de prendre çà comme un jeu (auquel vous perdrez toujours…), mais si vous êtes comme moi, vous n’apprécierez que moyennement de passer votre séjour à tenter de négocier…

Marchander fait partie du mode de fonctionnement balinais

Négocier le prix d’un transport, le prix d’un guide pour la journée, le prix d’un forfait pour la visite, le prix d’un hébergement et bien sur, le prix de tous les souvenirs & marchandises que vous trouverez sur les marchés et dans les nombreuses boutiques à Bali.

C’est comme çà. Il faut jouer le jeu, d’autant que la majorité des petites boutiques n’affichent pas le prix, tant cette négociation est un passage obligé. En cherchant bien, vous pourrez trouver des boutiques qui commencent à se différencier en affichant les prix, voir des prix fixes, mais c’est loin d’être la règle.

Le mieux est donc de comparer un même produit dans 2 boutiques différentes (pas trop proches histoire qu’on ne vous voit pas arriver avec vos gros sabots), de tâter le terrain, de faire des propositions qui vous paraissent indécentes tellement la négociation serait basse et de jauger la réaction du vendeur. Faire mine de s’en aller, de décliner, une ou plusieurs fois…. son but est de maximiser sa marge… mais de vendre malgré tout… moins vous ferez l’intéressé, moins vous y perdrez… c’est un jeu de patience.

Il ne faut pas hésiter à décliner totalement si vous n’êtes pas intéressés afin de ne pas laisser trop d’espoir à votre interlocuteur (question de respect). Vous pouvez également jouer sur la quantité ou faire un lot pour augmenter la négociation. Certains aiment cet aspect de Bali, ce n’était pas notre cas!


Parmi ces aspects de Bali dont on parle moins, nombreux peuvent se retrouver dans la plupart des grandes villes ou dans toute destination touristique. Néanmoins, Bali bénéficie d’une aura très vertueuse, notamment due à l’omniprésence de la religion Hindouiste, à son surnom, « l’île des dieux », qui nous fait oublier la présence de certains aspects négatifs.

Il est recommandé d’en avoir connaissance avant de voyager à Bali, pour ne pas se laisser surprendre et gâcher votre séjour. Un voyageur averti en vaut 2 ! Cela ne vous empêchera pas de découvrir une île merveilleuse et des balinais le cœur sur la main.

Et vous, qu’avez-vous détesté à Bali ?

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